colle: les migrations ds les îles...

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colle: les migrations ds les îles...

Message  o2 le Lun 21 Jan - 20:55

Amusez-vous bien...

LES MIGRATIONS DANS ÎLES LES BRITANNIQUES SOUS ÉLISABETH Ière

Introduction
- Migrations=avant tout un déplacement de populations
- Les îles britanniques sont des sociétés rurales et comprennent donc un attachement à la terre, généralement héréditaire qui n’encourage pas a priori aux migrations dans n’importe quelle île britannique.
- Par ailleurs il existe un sentiment nationaliste, on y est fier de sa terre, ce qui conforte peu l’idée de migrations.
- Cependant il existe bel et bien des migrations, quelles sont-elles et qui concernent-elles ?

Des migrations intérieures
A- Déplacement des populations pauvres : vagabondage
- les sociétés élisabéthaines sont très attachées à la terre et à son exploitation. Les pauvres appartiennent à une catégorie de population qui n’a pas les moyens d’exploiter une terre car elle n’en possède pas et n’en a pas l’occasion d’en exploiter une qui appartiendrait à une autre.
- Les pauvres sont alors contraints, aussi dans une moindre mesure à cause des enclosures, à vagabonder. Ils se déplacent alors le long des routes et des axes de communication.
- Seulement cette migration est peu évidente compte tenu du mauvais état des axes de communication, notamment des routes. Ils n’y sont par ailleurs pas les bienvenus.

B- La migration des classes aisées de la campagne vers les villes
- Il s’agit des classes aisées telles que la noblesse ou la gentry, capables de financer le départ des fils pour leurs études dans les universités en villes.
- On envoie alors les fils qui ne sont pas les aînés, qui n’hériteront pas des domaines et terres familiales et qui doivent alors faire des études pour assurer leur maintien dans leur classe sociale.
- Cette migration est permise par le développement des institutions scolaires et des universités, et par la croissance financière des classes sociales aisées telles que la gentry. De cette manière, de nombreux enfants de la gentry ont contribué à une migration intérieure fonctionnant par allers-retours entre villes et campagnes.

Des migrations extérieures
A- Un premier type de migration qui relève de la colonisation : les déplacements de population vers l’Irlande
- Elisabeth Ière reprend la politique de Marie Tudor d’installer, d’envoyer des Anglais en Irlande dans l’objectif d’asseoir son autorité sur ce territoire.
- Ces populations qui s’implantent alors en Irlande sont plus ou moins intégrées. Arrivés pour instaurer le pouvoir d’Angleterre, ils doivent faire face à l’hostilité des Irlandais.
- Cependant les « vieux colons » sont parvenus à se mêler à la population irlandaise et présentent un soutien contre l’autorité d’Elisabeth Ière.

B- Un autre type de migration : la soif d’apprendre
- Les Ecossais aisés qui vont profiter de la Renaissance française. Ils ressemblent quelque peu aux membres de la gentry anglaise qui migrent vers les villes, sauf qu’eux profitent de l’alliance France-Ecosse pour étendre leurs connaissances et accroître une certaine érudition propre à cette époque.
- Les migrations très limitées vers l’Amérique du Nord sous Elisabeth Ière. Il s’agit de profiter des transports maritimes améliorés et d’une connaissance qui s’accroît dans le domaine maritime pour explorer le nouveau continent et chercher à s’implanter en dehors des territoires espagnols et portugais.
- A la fin du règne d’Elisabeth Ière, il y a une tentative de s’implanter en Amérique du nord pour y établir la culture anglaise, mais c’est un véritable échec compte tenu des réactions des populations locales

La politique d’Elisabeth Ière face aux migrations
A- Une politique mitigée
- En Angleterre sévit une politique mitigée selon les différents types de migrations, tandis qu’en Ecosse on suit l’exemple de Marie Stuart qui a longtemps vécu en France.
- Elisabeth Ière encourage en effet l’implantation de la culture anglaise en Irlande et en Amérique du nord, même si cela doit se faire par la force. Pour l’Amérique du nord, la reine soutient les navigateurs dans leurs explorations et permet alors aux populations de tenter de s’établir ailleurs en emportant avec eux la culture anglaise, c’est un moyen d’affirmer son autorité et l’importance de l’Angleterre, de la couronne.

B- Une politique sévère envers les autres types de migrations
- Elisabeth Ière souhaite supprimer définitivement le vagabondage. Les pauvres sur les routes effraient et détériorent l’image d’une Angleterre savante.
- Elle est également contre le délaissement des campagnes pour les villes et craint le dépeuplement des campagnes qui se produit alors que la population est attirée par les villes naissantes et surtout par Londres dont la population croît de manière exponentielle.
- Il y a alors l’instauration des lois de settlement pour contraindre les populations à rester sur leurs terres, la reine d’Angleterre applique ainsi une politique autoritaire. On peut établir un lien avec les idées humanistes selon lesquelles les pauvres représentent une gêne tandis qu’ils étaient protégés par le Christ durant le Moyen-Âge.
- De cette manière, la reine affirme son autorité sur son territoire.

Conclusion
Ainsi, alors qu’elles ne sont pas facilitées, les migrations existent bien dans les îles britanniques sous Elisabeth Ière. Par ailleurs, elles concernent toutes les catégories de population à différentes échelles. Paradoxalement, en Angleterre, les ruraux quittent beaucoup les campagnes pour grossir les rangs de la capitale, au désespoir de la reine.

o2

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